En sus du programme national d’aménagement, la daïra de Aïn Beïda Ahriche est en pleine métamorphose, notamment avec plusieurs projets dont les objectifs primordiaux demeurent , d’une part, le désenclavement des mechtas avoisinantes, et d’autre part, la modernisation des centres urbains. Pour en savoir plus, La Nouvelle République s’est rapprochée de M. Faïçal Amirouche, chef de cette daïra ; écoutons-le :
LNR/ M. Amirouche, votre daïra est en chantier, que peut-on déduire à priori ?
A priori, nous pourrons dire qu’il y a une ouverture pour les deux communes que compte notre daïra. Donc, pour Aïn Beïda Ahriche, l’objectif étant de créer un axe routier vers Djemila, alors que pour la commune de Layadi Berbès, c’est un autre axe routier en direction de Oued Essebt. Ce sont là, dans un premier temps, nos deux objectifs prioritaires pour le développement de la région.
LNR/ Où en est le niveau de réalisation de ces projets ?
En ce moment, nous sommes à 90% de réalisation. Pour Aïn Beïda, nous avons créé l’axe routier qui mène vers Sétif, en passant par Aziza, en sus de plusieurs autres projets répartis sur plusieurs tranches. Une première tranche dans le cadre du PCD pour un montant de 1 milliard 600 millions, et qui consiste à réhabiliter la route vers Aziza, quant aux seconde et troisième tranches elles avoisinent les 80 millions de ce qui nous a permis d’atteindre la frontière de Djemila et de soulager les gens de la région avec un désenclavement total et un axe qui pourrait éventuellement créer beaucoup d’activité socio-économiques. Pour preuve, beaucoup de citoyens viennent de la wilaya de Sétif pour s’approvisionner à Ferdjioua, une sorte d’échanges a été créé. Dans ce contexte nous avons également un autre axe reliant Sdari et le CW5 Bis qui permettra à l’avenir de contribuer à la fluidité de la circulation. Ces opérations sont combinées entre les PCD, PSD, le PPDR et sont complétées par d’autres actions inscrites dans le cadre des PPDRI.
LNR/ Restons toujours dans cette relation avec la wilaya de Sétif, pouvez-vous explicitez davantage cette notion d’échange ?
Notre région a la chance de se trouver limitrophe par rapport à la wilaya de Jijel et celle de Sétif. Cela dit, nous avons entrepris des contacts avec les élus de Djemila (W. De Sétif) pour qu’ils inscrivent des opérations pour les tranches faisant partie de leur wilaya afin de compléter le prolongement des travaux que nous avons entamés dans ce sens. Chose qui a été faite, et il ne leur qu’une une autre tranche pour atteindre la 77A. Même la wilaya de Sétif a enregistré des actions dans le sens de ce rapprochement . Il y a d’ailleurs plusieurs citoyens des ces régions limitrophes qui partagent avec nous les infrastructures de la wilaya de Mila, telles que les salles de soins, les écoles, etc.
LNR/ Quels sont les autres projets complémentaires aux projets routiers ?
A Aïn Beïda, nous avons créé 4 PPDRI qui englobent toutes les mechtas avec notamment la prise en charge des aspirations des citoyens. Nous avons donc, dans un souci de désenclavement réalisés 11kmù de pistes agricoles, des corrections torrentielles, des dalots désenclavant certains hameaux, et qui sont en voie de en voie de réalisation. Dans ce même registre, il faut également signaler une cantine scolaire, en sus de certains projets individuels dans le domaine de l’élevage ovin et bovin, la plantation d’arbres fruitiers, etc
LNR/ Quelles sont les cultures spécifiques à cette région qui est de surcroît, agricole ?
Cette région se situe en centre de la céréaliculture, toutefois, n’omettons pas également les cultures fruitières et maraîchère conçue dans le cadre du FNDRA
LNR/ Qu’avez-vous prévu dans le cadre du programme d’aménagement urbain ?
Sur ce plan, nous avons adopté les démarches urbanistiques classiques, en l’occurrence, la réalisation d’infrastructures répondant au mieux aux besoins des citoyens, et ce, en fonction du PDAU et du POS. Jusque-là, on a prévu une crèche, une bibliothèque, un complexe sportif, un siège de sûreté, un tribunal, d’une manière générale,tout ce qui fait le paysage urbain. Actuellement, on s’inscrit dans une politique nationale assez ambitieuse et nous essayons de réaliser de façon progressive tout ce que nous avons inscrit dans notre POS. Certains projets sont en cours de réalisation tels que la bibliothèque qui a atteint un taux de réalisation à hauteur de 75 à 80%, la crèche est à 60% (projets financés dans le cadre du FCCL). Pour la sûreté de daïra les travaux seront lancés prochainement selon le programme de la DGSN, le complexe sportif de proximité a également été lancé, en sus de deux opérations de réhabilitation du stade avec notamment un montant global de 5,1 milliards de DA.
Dans le secteur de la santé, nous avons un programme de construction d’une clinique à Aïn Beïda, cette clinique comportera tous les services, radiologie, urgences, chirurgie dentaire, pharmacie, laboratoire qui vont prendre en charge deux ou trois APC.
Sur le plan de l’aménagement nos efforts sont concentrés d’abord sur les priorités du moment, à savoir les réseaux, d’assainissement, l’AEP et le gaz avant de passer aux autres opérations ( réhabilitation des routes, espaces verts et aires de jeu). Pour ce dernier point, la réalisation du réseau de distribution a atteint les 90%, restent quelques petits soucis pour le réseau de transport, mais nous espérons au moins la mise en service du réseau avant l’hiver prochain.
LNR/ Jusqu’à présent vous avez de la première commune, qu’en est-il pour Layadi Berbès ?
Pour ce qui est de Layadi Berbès, ce sont les mêmes démarches sauf à une échelle réduite, et ce, bien sûr en corrélation avec la densité de la population. Nous avons donc mis l’accent sur l’axe routier menant vers Sétif dont la réalisation a atteint les 60%, et ce, par la réhabilitation du CW5 bis qui s’est effectuée en trois tranche, en plus de l’inscription d’une tranche de 5 ,5km pour un montant de 60 millions de DA (programme PSD). Dans le cadre du PCD nous avons inscrit un projet en quatre tranches pour atteindre le pont de Oued Tag. Donc, arriver à ce pont sera un pas gigantesque pour cette localité qui sera désenclavée à 100% C’est un tracé colonial qui est devenu impraticable qu’on a fait que revêtir. Actuellement, on est arrivé à la 4 ème et qui est d’ailleurs en cours. Il ne nous reste donc que 3,5km pour arriver à la frontière de Sétif,. A la frontière il y a Oued Lahlib nous projetons également la réalisation d’un pont de 45 m. L’étude est achevée, les travaux sont confiés à une entreprise d’El Harrach, reste maintenant leur lancement dans les jours à venir.
Cela dit, dans cette commune que nous avons divisée en quatre zones, nous avons créé 4 PPDRI dans lesquels ont été inclues des opérations d’aménagement routier et des actions individuelles. Cette région est montagneuse et pastorale, contrairement à Aïn Beïda qui est une région céréalière. Donc, nous avons opté pour l’élevage sous toutes ses formes ( bovins, ovins, caprins,etc). Comme nous avons également accordé une importance au logement rural, dans ce contexte 170 logements ont été réalisés.
A l’intérieur de la ville il y a eu également des opérations d’aménagement du centre avec une première opération inscrite en 2006 dont le montant avoisine les 12 millions de DA, en sus de l’inscription d’une seconde opération de 29 millions de DA. Autres projets, nous avons réalisé 12 locaux commerciaux dans le cadre du programme du président en attendant la réalisation de 20 autres locaux prochainement. Les secteurs de la jeunesse, la santé et la culture ont aussi été pris en considération avec notamment les projets d’un stade de proximité, une maison de jeunes base 3, une bibliothèque qui est déjà à 30% de réalisation ; alors que la salle de soin réalisée en 2004 verra notamment son extension en centre de santé de proximité avec notamment les services de radiologie, de chirurgie dentaire et un laboratoire.
LNR/ D’après-vous, comment les citoyens perçoivent tout ce travail de proximité ?
Ce sont des projets qui les touchent, ils adhèrent amplement dans tout ce qui est intérêt immédiat. Je citerai les exemples du stade, celui de la santé dont l’impact se fait clairement sentir : les citoyens attendent leur clinique, ils se sentent directement concernés. Si pour les axes routiers ils n’ont pas la même vision que nous, je crois que pour certains projets, ils manifestent leur impatience ouvertement et par conséquent ils se sentent pris en charge du moment que ces projets répondent au mieux à leurs besoins et à leurs aspirations.
LNR/ UN dernier mot…
Je crois qu’avec la réalisation de ces projets et notamment grâce aux efforts effectués par les différents responsables et à leur tête monsieur le wali, la daïra de Aïn Beïda Ahriche est en voie de modernisation
Entretien réalisé par Chérif Abdedaïm (La Nouvelle République, mai 08)