Chronique : Le cercle des damnés

Par Chérif Abdedaïm, 15février 2014

Décidément, les prédateurs capés de la tenue du Nouvel Ordre Mondial ne démordent pas. Ils sont partout et nulle part. Ces jours-ci, au moment où le dossier syrien, avec  Genève 2, se trouve dans l’impasse, les tentatives sont menées du côté de Sotchi où des vents de guerre froide soufflent sur les Olympiades hivernales.  On se souvient de la grogne de Poutine qui s’est opposé aux ONG dont l’ultime objectif était d’allumer un foyer de tension avec l’affaire Pussy Riot.

Histoire  d’occuper le bonhomme afin qu’il délaisse le dossier syrien. Malheureusement pour  les prédateurs le poisson n’a pas mordu à l’appât. Cela dit, avec ces jeux Olypique d’Hiver, les medias occidentaux avaient déjà monté leur scénario afin de diaboliser  Poutine en le qualifiant ce jeux d’  « Olympiades du tsar Poutine ». Ainsi, les performances de ces athlètes qui ont dû certainement suer pour préparer leur participation, semblent passer au second plan.

Les médias s’étaient beaucoup plus attardés sur l’abattage des chiens errants à Sotchi ou encore sur l’un des cinq anneaux olympiques qui ne s’est pas éclairé lors de la cérémonie d’ouverture. Outre cela, on avait également lancé l’alarme d’un attentat terroriste. Qu’est-ce qu’on n’entend pas comme déjections  au moment où les politiques américains jouent aux devins. Eux qui entendent s’y connaître en terrorisme,  n’ont pas cessé d’exprimer leur préoccupation pour un possible attentat en décidant d’intervenir militairement : le Mount Whitney, navire amiral de la Sixième flotte, a levé l’ancre de Gaète (Latium) pour entrer en mer Noire avec la frégate Taylor. Se tenant prêts à évacuer de Sochi les athlètes et les spectateurs étasuniens, les deux navires de guerre, flanqués d’unités géorgiennes, s’exercent en attendant aux limites des eaux territoriales russes.

Sur le plan diplomatique les déclarations ne manquent pas d’extravagance. « Obama, Cameron et Hollande, vaillants défenseurs des droits humains par lesquels ils motivent leurs guerres et les massacres y afférant, ont fait comprendre qu’ils ne sont pas allés aux Olympiades parce qu’en Russie la propagande gay est interdite ; et Letta (président du Conseil italien) a promis de réaffirmer à Sochi la contrariété de l’Italie face à toute norme discriminatoire à l’égard des gays.  Il l’a déclaré quelques jours seulement après avoir fait officiellement les louanges à Dubaï de « la position humanitaire des Emirats » et avoir exprimé des appréciations analogues à l’égard des autres monarchies du Golfe, dont les codes pénaux punissent les rapports consentis entre adultes de même sexe de dix ans de prison et, en Arabie saoudite, de flagellation ou de lapidation. Ces mêmes monarchies, si appréciées par Obama et par les autres leaders occidentaux, se préparent maintenant à soumettre les immigrés à de non mieux précisés « tests médicaux » pour éviter que des homosexuels n’entrent dans les pays du Golfe. La sortie d’Obama, Letta et autres leaders aux côtés des gays en Russie est donc totalement instrumentale. Comme l’est l’accusation contre Moscou d’avoir trop dépensé pour les Olympiades et de vouloir les utiliser à des fins de propagande nationale, ce que font tous les pays qui les accueillent.

Ainsi, ces accusations alimente-t-elle, dans l’opinion publique, un nouveau climat de guerre froide, correspondant à la stratégie USA/OTAN qui rencontre à Moscou une opposition croissante. « Si Eltsine était encore au pouvoir en Russie, disposé à toute concession aux USA et à l’Occident, personne ne définirait Sochi comme « les Olympiades du tsar Eltsine »,fait remarquer le journaliste italien Dinucci.

Selon un incontestable jugement de ceux qui à Washington établissent la note en conduite des gouvernants, Eltsine est inscrit dans la liste des « gentils », tandis que Poutine va dans celle des « méchants ». La liste où est choisi, chaque fois que c’est nécessaire, « l’ennemi numéro un » (comme l’ont été Saddam Hussein, Milosevic et Kadhafi), qui sert à justifier l’escalade militaire jusqu’à la guerre. La cible sur laquelle, chaque fois que c’est nécessaire, se concentrent les attaques politiques et médiatiques, en rendant ses défauts gigantesques pour cacher ceux bien plus gros de celui qui s’érige en tuteur des droits humains.

Par ailleurs, dans le prolongement de ces subversions en cascades, n’oublions pas également le rôle tantôt occulte tantôt ouvertement joué par le philosioniste BHL. Ce dernier semble présent dans tous les coups fourrés où sont impliqués les Etats-Unis, l’Europe ou Israël.

Son palmarès semble plaider pour ses immixtions dans différents conflits : Tchétchénie, Yougoslavie, Afghanistan, Irak, Darfour, Iran, Géorgie, Egypte, Libye, Syrie et maintenant, l’Ukraine. Après les ingrédients classiques de sensibilisation médiatique, le voilà sur la place Euromaidan haranguant la foule pour l’empêcher de mollir. Et, là encore, tapie dans l’ombre, une armée de nazis qui attendent leur heure.

Nous ne parlerons même pas de la Palestine dans son long palmarès.
La présence de BHL, quelque part a toujours soit précédé une action militaire ou géopolitique des puissances occidentales, soit est en rapport direct avec une opération hégémonique en cours. Nous savons qui est BHL. Il a toujours clamé haut et fort que tout ce qu’il fait, il le fait pour Israël. C’est un sioniste pur et dur. Les intérêts israéliens et les intérêts américains étant exactement les mêmes, en travaillant pour Israël, au nom de son sionisme, BHL travaille aussi pour les Etats-Unis et vice versa.

La présence de BHL comme une constante dans tous ces grands évènements géopolitiques qui ont secoué la planète ces dernières décennies démontre, s’il en était besoin,
que les commanditaires de tous ces évènements sont les mêmes, et que les terroristes, toujours présents, sont une vraie armée bien maîtrisée, formée et déployée selon les besoins de ces mêmes commanditaires.

Enfin, pour conclure, n’omettons pas également de signaler que ce philosioniste, euphorique, après son exploit libyen, a cru naïvement qu’il pourrait s’attaquer à l’Algérie. Malgré un début de campagne médiatique, il ne trouva aucune prise qui puisse lui permettre de continuer. Il revient régulièrement à la charge, mais sans succès. L’Algérie, comme l’Iran, est un trop gros morceau pour lui.

Chérif Abdedaïm

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