Par Chérif Abdedaïm, mardi 20 août 2013
Hideux le mec. Au moment où, par son ordre des civils sont massacrés dans les rues égyptiennes, Abdel Fatah Al Sissi, le nouveau valet américano-sioniste, parle encore de peuple égyptien face au « terrorisme ». Bien sûr, comme on s’y attendait, il suffit que les premières balles soient tirées pour lancer le mot » terrorisme ». Et pourtant, combien de vidéos ont été mise sur la toile montrant des civils à mains nues face aux chars de l’armée égyptienne qui ne ménageait aucun effort pour les abattre froidement. Certains ont été calcinés, d’autres, torturés, d’autres encore emprisonnés et au nom de quoi ? De la légitimité démocratique ? Pas besoin d’avoir un diplôme en Sciences-Po pour le comprendre. La « révolu-sion » est bel et bien là. Le plan Oded Ynon est entré par la porte égyptienne et, comme nous l’avons signalé dans une précédente chronique, ce pays va notamment connaître ruines et malheurs à
l’instar de l’Irak et de la Syrie. Dans quelques jours ce seraient les fameuses voitures piégées via le Mossad ; et l’on dira que ce sont les fréros. Un scénario hollywoodien qui va éclipser les mises en scène égyptiennes.
Cela dit, le coup d’Etat militaire du 3 juillet dernier a été signé en direct devant toutes les télés. Ce qui ne semble pas l’avis de John Kerry qui, le 1er août dernier, avait expliqué en « bon pédagogue que c’était pour rétablir la démocratie : « Des millions et des millions de gens ont demandé à l’armée d’intervenir. Tous avaient peur d’une descente dans le chaos et la violence. Et l’armée n’a pas pris le pouvoir, d’après ce que nous pouvons en juger, jusqu’à présent. Pour conduire le pays, il y a un gouvernement civil. En fait, elle rétablissait la démocratie ».
Un position qui reflète tout bonnement le mépris de la diplomatie américaine et pour preuve : l’extraordinaire passivité d’Obama en face de la crise égyptienne a atteint son paroxysme cette semaine. Mercredi, alors que les forces de sécurité égyptiennes abattaient des centaines de civils dans les rues du Caire, un Obama imperturbable entamait une autre partie de golf à Martha’s Vineyard, laissant le soin au secrétaire adjoint à la communication d’expliquer à la presse que l’administration était fermement décidée à ne pas décider si ce qui était arrivé en Egypte était un coup d’état.
Ainsi, l’administration Obama semble enfermée, d’une façon compulsive et maniaque, selon une quasi-pathologie de la psychologie, dans son débat sémantique sur la définition d’un « coup », et cela semble bien refléter précisément la psychologie du président lui-même, « cool », dégagé de toutes les préoccupations de sa charge, jouant au golf étant donné que la lutte « anti-terroriste » est désormais enclenchée en Egypte.
Cela étant, le trio égypto-américano-sioniste semble donc s’accorder sur un point, en l’occurrence, la coopération contre le terrorisme qui se développe sous la poussée des divers extrémismes renforcés de manière exponentielle par divers points de tension, notamment la Syrie et l’Égypte. Quelle schizophrénie !
Chérif Abdedaïm, http://www.lnr-dz.com/index.php?page=details&id=27280