Esclavage

Par Frédéric Berger, le 13 juin 2013

Victor Schoelcher, nommé dans le Gouvernement provisoire de 1848 sous-secrétaire d’État à la Marine et aux Colonies par le ministre François Arago, contribua à faire adopter le décret sur l’abolition de l’esclavage dans les Colonies. Le Décret d’abolition du 27 avril, signé par tous les membres du gouvernement parut au Moniteur, le 5 mars. 250 000 esclaves des colonies françaises devaient être émancipés.

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Abolition de l’esclavage: François Hollande en galère

François Hollande commémore la journée de l’abolition de l’esclavage, mais les associations le mettent face à son faible bilan en la matière: le mot "race" n’a pas été supprimé de la constitution et le Cran lui reproche de ne pas s’être emparé du dossier de la caisse des dépôts.

Abolition de l'esclavage: François Hollande en galère
Le 10 mai 2001, le Parlement adopte la loi Taubira, qui reconnait la traite et l’esclavage en tant que crime contre l’humanité.

Se souvenir des horreurs du passé. Pendant près de deux siècles, entre le XVIIe et le XIXe siècle, la France a déporté près d’un million d’Africains pour les mettre au service de riches propriétaires blanc. Le 27 avril 1848, un décret met officiellement fin à l’esclavage. Un siècle et quelques décennies plus tard, le 10 mai 2001, le Parlement adopte la loi Taubira qui reconnait la traite négrière et l’esclavage comme crime contre l’humanité.Cette date est désormais le jour national de commémoration de l’abolition de l’esclavage. 

A cette occasion, François Hollande prononcera un discours au Sénat ce vendredi. Mais plusieurs événements assombrissent cette commémoration. 

La suppression du mot "race" de la Constitution ne sera pas pour cette année

L’article 1er de la Constitution stipule que tous les citoyens sont égaux devant la loi sans "distinction d’origine, de race ou de religion". Si le fond du message est accepté de tous, la forme blesse. Le mot "race" rappelle en effet les heures sombres de la traite des noirs. D’autant que ce mot est présent à maintes reprises dans tous les textes juridiques: codes pénal, civil, du travail…

Le 10 mars 2012, François Hollande, alors candidat à la Présidentielle, prononce un discours au cours d’un meeting consacré à l’outre-mer et à la lutte contre les discriminations : "Il n’y a pas de place dans la République pour la race. Et c’est pourquoi je demanderai au lendemain de la présidentielle au Parlement de supprimer le mot ‘race’ de notre Constitution", déclare-t-il.

Promesse pour l’instant non tenue. Selon Le Parisien, ce changement très symbolique ne devrait pas être soumis aux Parlementaires qui se réuniront en juillet à Versailles. La peur de relancer un débat clivant quelques semaines après la lutte contre le mariage pour tous serait notamment à l’origine de ce recul. Les parlementaires UMP avancent également la peur d’un "vide juridique" est notamment prétextée par l’UMP. Si le mot "race" disparait, la base juridique de lutte contre le racisme mise en place au fil des ans, de pair avec les traités européens et internationaux, disparait également. 

La Caisse des dépôts, complice de crime contre l’humanité

Ce vendredi, c’est également la date qu’a choisi le Conseil représentatif des associations noires de France (CRAN), pour porter plainte contre la Caisse des dépôts et consignations pour pour complicité de crime contre l’humanité.

L’association reproche à la banque de s’être enrichie avec l’esclavage et réclame l’indemnisation des descendants. En 1804, l’esclavage est aboli à Haïti, et sur l’île souffle un vent d’indépendance. En 1825, alors que l’armée française menace d’une nouvelle invasion, la Caisse des dépôts, institution financière publique ayant pour vocation de gérer des fonds privés, joue un rôle d’intermédiaire entre les anciens propriétaires d’esclaves et les anciens esclaves. Ces derniers se voient dans l’obligation de verser des indemnités à leurs anciens maitres, sous prétexte de "préjudice subi". La banque d’Etat aurait alors encaissé quelque 90 millions de francs-or, se rendant complice de crime contre l’humanité.

Femmes refugiées syriennes mises aux enchères et vendues sur un marché aux esclaves

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> L’information suivante a été révélée par le site Algerie1.com1 :

Dans les camps de réfugiés de Jordanie et de Turquie, peuplés selon l’ONU de 75% de femmes et d’enfants, les cheikhs arabes des pays du Golfe viennent acheter des femmes syriennes aux enchères.

La guerre en Syrie sert [aussi] à humilier le vaillant peuple syrien, à se servir de ses femmes et de ses filles pour assouvir les bas instincts de la secte des assassins [islamistes]. Ces femmes et ces filles sont kidnappées, violées et ensuite égorgées.

Des musulmans viennent dans les camps pour profiter de la détresse humaine et achètent, pour quelques dollars, des femmes vendues par des réseaux esclavagistes.

Tout le monde sait, mais un sorte de voile pudique est jeté sur cette pratique. Pour les médias occidentaux, le sujet est tabou.

Le numéro deux du principal parti d’opposition turc confirme et dénonce :  “Les droits de l’homme sont bafoués dans les camps des réfugiés en Turquie où se rendent les cheikhs arabes et achètent pour une somme médiocre les êtres humains”.

De plus, ajoute le responsable turc, le gouvernement turc autorise les “enfants de ces camps à s’entraîner aux armes et à combattre “.

CBS News2 confirme, et rapporte le témoignage d’Um Majed, vendeuse d’esclave à Amman, en Jordanie.

Le téléphone de Majed ne cesse de sonner. Elle vend des filles syriennes du camp à des hommes qui cherchent des esclaves sexuelles.

« Bien sûr qu’elle est mince » explique-t-elle au client, « elle est dans le camp depuis un mois ».

Les « mariages » ne durent que quelques semaines, ils servent simplement à acheter du sexe. Um Majed reçoit une commission pour chaque vente. Une jeune vierge part pour environ 5 000 dollars.

« Vous voulez que je vous en trouve une plus jeune ?, demande-t-elle à son interlocuteur. « Treize ans, quatorze ans ? »

BBC s’en fait également l’écho3 : Kazal dit qu’elle a 18 ans mais qu’elle parait beaucoup moins. Elle vient de « divorcer » d’un homme de 50 ans d’Arabie Saoudite qui l’a achetée 3 100 dollars (2 000£). Le « mariage » a duré une semaine.

« J’ai vécu avec mon « mari » à Amman, mais cela n’a pas été un heureux mariage. Il me traitait comme une esclave, et ne m’a pas respectée en tant que femme. Il était très « strict » avec moi. Heureusement que nous sommes divorcés », dit elle les yeux emplis de larmes.

« Appelez ça viol, appelez ça prostitution, vous pouvez appeler ça comme vous voulez, mais c’est profiter des plus faibles” dit Andrew Harper, représentant de l’agence pour les réfugiés l’ONU en Jordanie, qui ajoute que 500 000 réfugiées syriennes en Jordanie se tournent de plus en plus vers ces mesures de désespoir.

« Nous n’avons pas de moyens pour aider tout le monde. La plus grande majorité des réfugiés sont des femmes et des enfants. Beaucoup d’entre elles n’ont pas l’habitude d’aller travailler, alors elles se tournent vers le sexe de survivance. »

> 1algerie1.com

> 2cbsnews.com

> 3bbc.co.uk

CONCLUSION:

LAURENT FABIUS veut envoyer des armes aux faux insurgés, est-ce pour continuer cette esclavage sexuelle, chère aux talmudiste?

Frédéric BERGER

http://echosdesmontagnes.wordpress.com/2013/06/13/esclavage-francois-hollande-syrie-jordanie-turquie-caisse-des-depots-laurent-fabius-echo-des-montagnes-frederic-berger/

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