Radio-Canada à Damas !!! Une grande victoire passée presqu’inaperçue !

Par Serge Charbonneau, 13 février 2013

ASSAD CÈDE DEVANT LA TÉNACITÉ DE LA SOCIÉTÉ RADIO-CANADA

Radio-Canada « légalement » à Damas !

Deux ans de tractations pour obtenir cette victoire !

http://www.vigile.net/Radio-Canada-legalement-a-Damas

Combien de temps Mme Bédard sera-t-elle à Damas ?

Je suis convaincu que ce sera très peu.

Ce sera presqu’un passage symbolique.

Elle ne nous apprendra rien de ce que nous désirons savoir.

D’ailleurs ses trois reportages dont deux ne sont que des stand-up à la caméra et l’autre étant le tournage d’une boulangerie (ouf! aller à Damas pour tourner une fabrique de pain!) avec quelques Syriens qui nous disent que tout va mal (ouf! quelle nouvelle !) ainsi que sa converse téléphonique ne nous apprend strictement rien.

Elle nous dit:

– que la guerre n’est pas drôle.

– que les gens sont fatigués et dans la misère.

– que les gens doivent attendre en file interminable pour obtenir une bouchée de pain.

Ce sont les mêmes trois points qu’on nous avait "appris" lors de son premier passage avec Luc Chartrand dans le camp des valeureux et « bons » rebelles (fin novembre 2012).

http://www.vigile.net/Syrie-Radio-Canada-sur-le-terrain

La seule différence cette fois-ci avec ses reportages précédents en Syrie, c’est qu’elle ne nous émeut pas avec les portraits touchants des vaillants rebelles.

Le volet : « Mohamed était étudiant en littérature avant de prendre les armes »

ou « Mohamed était mécanicien paisible avant de réparer des AK-47 »,

ce volet est absent.

Ce que devrait nous apprendre un reporter sur place à Damas:

– Pour qui penche clairement le cœur des Syriens et des Syriennes ?

– Pour les Syriens et les Syriennes qui donc sont les responsables de leur malheur ?

– Pour les Syriens et les Syriennes, selon eux et elles, Bachar al-Assad devrait-il quitter le pouvoir et si oui par qui le remplaceraient-ils ?

Les journalistes de Radio-Canada évitent volontairement ces questions importantes et essentielles.

Une caméra sur place devrait nous faire voir la vie courante de Damas.

Sa circulation, ses activités "normales" en ce temps de terrorisme intense.

Mme Bédard devrait faire des démarches pour obtenir une entrevue avec Bachar al-Assad ou avec la première dame du Pays, Asma al-Assad.

Celle que l’on voit ici en mars 2008 alors qu’elle s’adressait à un forum de femmes pour la Paix:

http://www.youtube.com/watch?v=oc4ZZ-yXaOQ

Mme Bédard qui traine son foulard sur les épaules lors de ses «stand-up» devrait nous parler du volet islamique de cette guerre terroriste.

Les journalistes de Radio-Canada, à l’instar de leur collègue du bataillon médiatique visant à déloger Assad, évitent ce point islamique.

Depuis la Libye nous entendons ce cri débile de «allah ô akbar» alors que l’on voit des atrocités se commettre. En omettant de parler de ce point de la réalité, nos journalistes se rendent complices des atrocités commises.

On ferme volontairement les yeux sur les décapitations, les égorgements, les assassinats horribles de gens innocents. On ferme les yeux sur des corps trainés derrière des autos ou sur des gens lancés vivant du haut des édifices.

En Libye on fermait les yeux sur les gens pendus par les pieds que l’on décapitait en criant «allah ô akbar».

Les journalistes en ne dénonçant pas ces atrocités que l’on voit (parce que ces gens sont tellement malades qu’ils filment leurs odieux exploits) se rendent coupables de complicité.

Mme Bédard, si elle a la moindre compétence journalistique, ne peut éviter le volet du fanatisme islamique qui prévaut parmi ceux que son entreprise supporte.

Une reporter à Damas doit nous montrer la vie courante.

La ligne de front n’explique rien et ne dit strictement rien.

Ce que l’on veut voir et entendre ce ne sont pas les armes, mais le pouls de la population.

De nous faire du reportage pour nous dire que la guerre est une calamité qui met les gens dans la misère la plus totale sans chercher à expliquer clairement les enjeux et les intérêts des protagonistes n’est en fait que faire la promotion de la suite de la guerre.

Il est temps que les journalistes de Radio-Canada fassent leur boulot.

C’est-à-dire nous informer des enjeux, des intérêts et surtout de ce que pense vraiment la majorité de la population syrienne.

Il est temps de cesser de protéger ces fanatiques qui servent la cause de ces prédateurs qui tiennent à écraser tous les gouvernements qui sont hors de leur contrôle. Il est temps de dénoncer les réelles atrocités.

Votre réputation, chers journalistes, déjà réduite comme une peau de chagrin, se dégrade de façon exponentielle chaque jour que vous persistez à promouvoir l’inacceptable en véhiculant mensonge et omission.

Serge Charbonneau

Québec

P.S.: Je vous invite à lire

http://www.vigile.net/Radio-Canada-legalement-a-Damas

Je vous invite aussi à venir nous expliquer devant caméra votre conception du journalisme.

Entrevue à la caméra ou si vous préférez entrevue privée avec assurance de confidentialité pour éviter de nuire à votre sécurité d’emploi.

Serge Charbonneau

418-316-8597

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