PALESTINE: LE DOSSIER DU MOIS DE NOVEMBRE 2015: « Guerre des couteaux », vers une troisième intifada ?

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Cela ne s’embrasait pas assez vite, alors Netanyahou a donné un coup de pouce : non seulement l’Esplanade des Mosquées est devenue inaccessible aux Palestiniens, mais l’armée, épaulée par les colons s’est déployée un peu partout pour provoquer des affrontements, tandis que les commerçants de la vieille ville de Jérusalem sont agressés en permanence par des Juifs dits « extrémistes » quand il y a une grosse bavure mais qui ont en réalité carte blanche pour commettre leurs exactions.

QU’EN EST-IL DE L’INTIFADA ?

« L’intifada avance, elle ne craint rien. Elle ne s’arrête pas, ni recule ni ne succombe, malgré la sauvagerie de l’occupation, la sévérité de ses mesures et de sa politique. Elle avance orpheline, tire sa force et sa vigueur d’Allah, et s’inspire des âmes des martyrs » (sheikh Nafez Azzam, dirigeant au mouvement du Jihad islamique en Palestine, 13 novembre).

Certains discutent encore pour savoir si ce qui se passe en Palestine occupée est bien une « intifada » ou non, 45 jours après le déclenchement du soulèvement populaire, où la « guerre des couteaux » voisine avec les manifestations, et où les tirs contre les colons et soldats de l’occupation alternent avec les lancements de pierres et de cocktails Molotov. Pour ceux-là, l’Intifada correspondrait à un certain schéma, qui ne s’applique pas à la situation actuelle. Quoiqu’il en soit, l’Intifada se poursuit, se développe et s’étend en Cisjordanie , mais a reculé dans les territoires occupés en 48, à cause des multiples pressions exercées, notamment par l’Autorité palestinienne et des partis arabes palestiniens participant aux élections du Knesset sioniste. Mais, comme le disent des responsables palestiniens de ces territoires occupés, la répression sioniste qui s’est abattue sur eux depuis le début du mois d’octobre dernier reste plus pernicieuse que celle qui s’abat sur les Palestiniens des autres territoires et de ce fait, elle est moins médiatisée. De plus, des Palestinien de 48 ont été victimes de coups de couteaux dans plusieurs localités, ont été expulsés de leur travail de plusieurs entreprises et interdits d’entrer dans certaines localités coloniales et les arrestations se poursuivent, pour divers motifs.

En Cisjordanie , la période qui s’est écoulée a été marquée par la recrudescence des attaques au couteau et à la voiture, notamment dans la région d’al-Khalil, qui est entièrement bloquée par les sionistes, qui en ont fait une prison. Le caractère populaire de l’Intifada dans la région d’al-Khalil n’est plus à démontrer : des dizaines de milliers de manifestants, rassemblant hommes, femmes, jeunes, vieux, enfants, des familles entières, qui réclament le retrait des colons et de leur armée et leur réappropriation de leurs lieux saints, en premier lieu al-Haram al-Ibrahimi. En attendant la libération, les manifestants réclament les corps de leurs martyrs, depuis que les sionistes ont pris la décision de les confisquer et de marchander leur retour aux familles. 

Dans les régions de Bayt Lahem et Ramallah, à proximité de la ville d’al-Quds, l’Intifada s’étend également, et de plus en plus de jeunes, de syndicats, d’étudiants, ont décidé de suivre le mouvement, d’autant plus que les criminels de l’armée sioniste ne laissent aucune autre alternative. Toutes les occasions nationales deviennent des occasions pour accentuer la lutte contre l’occupant. Dans les autres régions, les manifestations prennent de l’ampleur comme aux alentours de Tulkarm, et les opérations contre les sionistes sont menées aux barrages de l’armée d’occupation.

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L’AUTORITE PALESTINIENNE FACE A CETTE NOUVELLE SITUATION

L’Autorité palestinienne représentée par Mahmoud Abbas n’a pas pris des mesures pour stopper l’Intifada, mais par contre, ses services sécuritaires poursuivent certains militants, notamment du mouvement Hamas qui signale régulièrement l’arrestation de membres du mouvement. L’Autorité palestinienne qui réclame une « protection internationale du peuple palestinien » dans les territoires occupés en 1967, se sent de plus en plus affaiblie, étant à la fois refusée par les sionistes et par des régimes arabes « influents », sans compter les USA et leurs satellites. Cela n’empêche pas Mahmoud Abbas de déclarer une fois encore qu’il est contre le droit au retour des réfugiés, tout en réclamant une « solution juste » à cette question. Les organisations palestiniennes, le Fateh y compris, soutiennent le développement de l’Intifada, mais les divergences entre elles concernent les revendications qu’elles mettent en avant et la manière dont elles veulent structurer l’Intifada. Pour le mouvement Fateh, l’unanimité n’est pas à l’ordre du jour, chaque dirigeant allant de sa propre vision (Jibril Rajjoub et Abbas Zaki représentent deux voix diamétralement opposées au sein du mouvement). D’autres mouvements sont traversés de courants différents, certains réclamant la mise en place de programmes politiques pour l’Intifada qui fixent à l’avance des revendications minimales, d’autres préférant ne pas devancer le mouvement populaire et considèrent que la tâche des mouvements de la résistance consiste à apporter le soutien maximum à la lutte en cours et l’aider à se développer. Faut-il structurer par le haut ou le bas ? Là aussi, les débats sont en cours, mais il semble que les deux moyens de structuration sont en train de se mettre en place, progressivement, et des appels à la mobilisation sont lancés par « les mouvements national et islamique » dans certaines localités. Alors qu’au mois d’octobre, les analystes parlaient d’opérations isolées et d’actes individuels ou restreints à une certaine jeunesse, l’Intifada est en train de s’élargir pour rassembler des générations entières, des professions diverses, des villes et localités différentes. Ce qui prouve que chaque Intifada a ses propres lois de développement et ses propres mécanismes et qu’il n’y a nul schéma pré-établi.

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/ RESISTANCE ET REPRESSION

L’Intifada al-Quds que certains souhaitent achever, se poursuit et s’accentue. Tous les jours, les Palestiniens attaquent les sionistes, partout où ils le peuvent, en donnant des coups de poignard ou en lançant des pierres et des bouteilles incendiaires. Si le champ des affrontements ne s’est pas véritablement élargi à toute la Cisjordanie et aux territoires occupés en 48, et restent plutôt centré dans les régions d’al-Khalil, Bayt Lahem et Ramallah, en plus d’al-Quds, des opérations sont menées à proximité de Qalqylia, Jénine, Tulkarm et Nablus. La ré-apparition du « sniper » d’al-Khalil et l’opération de tirs contre un véhicule de colons, il y a quelques jours, montre la multiplicité des moyens utilisés par les Palestiniens. Dans la bande de Ghaza, les manifestations à l’intérieur du territoire toujours placé sous blocus et à la limite de la zone « frontalière » avec la Palestine occupée de 48, se sont poursuivies.

La répression sioniste de l’Intifada se manifeste par les exécutions « extrajudiciaires » (31 exécutions depuis le début de l’Intifada), les tirs à balles réelles ou enrobées de caoutchouc sur les manifestants, les arrestations, les incursions dans les villes, les camps et les villages palestiniens et les démolitions des maisons des résistants palestiniens, les incendies des champs palestiniens et les kidnappings d’enfants. Dans les prisons et centres de détention, les sionistes exercent leur sauvagerie sur les enfants, les jeunes, les femmes et les adultes. La ministre sioniste de la justice propose d’arrêter et de détenir les enfants palestiniens âgés de 12 ans et plus, alors que jusque là, les enfants âgés de plus de 14 ans étaient ciblés par les détentions. Des centaines de Palestiniens ont été blessés, arrêtés, brutalisés. Au cours des marches de commémoration de l’assassinat de Yasser Arafat en 2004, les sionistes ont blessé plus de 70 Palestiniens dans plusieurs villes de la Cisjordanie . 13 Palestiniens ont été blessés par balles dans l’université de Tulkarm, tirées par les sionistes.
Les journalistes palestiniens et étrangers sont la cible des autorités de l’occupation : dans son rapport mensuel (octobre 2015), l’union palestinienne des Radios et télévisions signale que 90 agressions sionistes ont été menées contre les journalistes, 55 journalistes ont été victimes de balles, de gaz ou de violences corporelles, 14 journalistes ont été empêchés de travailler, à al-Quds, Ramallah et al-Khalil. Des journalistes ont été utilisés comme boucliers humains, contre les lançeurs de pierre. Le 3 novembre, les sionistes ont mené une incursion dans les locaux de la radio « Manbar al-Hurriya », à al-Khalil. Les locaux ont été dévastés et le matériel volé. Elle a été fermée par ordre de l’occupation. Plusieurs journalistes ont reçu des menaces de mort.
Selon le club des prisonniers, l’occupant a arrêté 416 Palestiniens depuis le début du mois de novembre, dont 122 mineurs, dans toutes les provinces placées sous administration de l’Autorité palestinienne. Dans al-Quds, 181 Palestiniens ont été arrêtés, dont 42 mineurs. A al-Khalil, 50 mineurs ont été arrêtés. 30 Palestiniens ont été arrêtés dans la région de Nablus, et 9 mineurs dans Bayt Lahem.

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COLONISATION ET PURIFICATION ETHNICO-RELIGIEUSE

Dans la ville d’al-Quds, les sionistes empêchent des fidèles d’entrer dans la mosquée al-Aqsa, et notamment les femmes inscrites sur la « liste d’or » (ainsi appelée par les Maqdissis) au moment où quotidiennement, les colons investissent la mosquée et la profanent.
La municipalité de l’occupation dans al-Quds a approuvé un plan de construction de 891 unités de logement coloniales dans la colonie de Gilo, à l’entrée de Bayt Lahem.
Les autorités sionistes ont détruit 3 puits d’eau au nord de la Cisjordanie , dans le village de Tinnik, près de Jénine, pour empêcher les Palestiniens de survivre dans la région.
Ce qui se fait appeler « Bureau de l’administration civile » sioniste a approuvé un plan de « légalisation de deux colonies sauvages » dans Ramallah, et et la construction de 2200 unités de logement coloniales dans ces deux colonies.
La commission de planification régionale de l’occupation a approuvé la construction de 1400 unités locatives coloniales sur les terres de Lifta, le village palestinien vidé de sa population en 1948. La municipalité de l’occupation a refusé ce plan, considérant qu’elle veut maintenir le site comme lieu touristique et environnemental (sans retour des réfugiés palestiniens).

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/ L’ARMEE ISRAELIENNE FACE À LA PEUR

Depuis lʼexplosion de violences et la « guerre des couteaux », les réseaux sociaux palestiniens constituent, pour les militaires israéliens, une nouvelle priorité : «Contrairement aux Intifada de 1987 et 2000, les jeunes Palestiniens n’obéissent pas à un commandement central. Ils sont encouragés à passer à l’action par des vidéos et des messages postés sur YouTube, Facebook, Twitter», explique un officier. Selon lui, dans le passé, les commandants sur le terrain avaient reçu ordre dʼarrêter ou dʼéliminer les cadres et militants à Naplouse, Jenine ou Hébron, hauts lieux de la

contestation. «Aujourd’hui, nous faisons face à un défi plus complexe», admet-il. Les responsables du Shin Beth et de l’armée ont constaté l’énorme impact des nouveaux moyens de communication et parmi leurs missions figure l’examen des messages émis en vue de repérer les jeunes prêts à sacrifier leur vie en commettant des attentats à lʼarme blanche : plusieurs auteurs de ces agressions avaient posté des messages annonçant leur désir de devenir «chahid» (martyrs). Mais ces recherches sont devenues de plus en plus difficiles, en raison de la diffusion «exponentielle» des messages. Parmi les moyens qui sont utilisés figurent la suppression des vidéos appelant à la violence, une accélération des procédures permettant d’identifier les activistes considérés comme les plus populaires et les plus dangereux. Selon les responsables d’Aman, dont dépend l’unité d’élite 8 200, spécialisée dans le cyber-espace, les militaires de cette unité, «sans doute les meilleurs au monde», planchent sur de

nouveaux algorithmes. Mais les mêmes responsables ne se font pas d’illusion. Il serait possible d’endiguer le phénomène, mais pas de l’éliminer.

Pour la répression plus «traditionnelle», l’état-major sʼest opposé à un bouclage total de la Cisjordanie, qui empêcherait 60 000 Palestiniens de venir travailler chaque jour en Israël. «Un travailleur du bâtiment que l’on empêcherait de venir gagner sa vie dans un chantier à Tel-Aviv exprimerait ses frustrations en participant aux manifestations et aux affrontements avec nos soldats», ajoute l’officier. Le bouclage préconisé par des ministres d’extrême droite du Foyer Juif, un parti ultra-nationaliste, ne «ferait qu’alimenter le terrorisme», poursuit l’officier. Enfin, à propos de la coopération

entre services de sécurité israéliens et de l’Autorité palestinienne, les militaires estiment qu’elle se poursuit, bien que des «fissures soient apparues ces derniers temps».

«Nous constatons malgré tout que les policiers palestiniens inter viennent beaucoup moins aux principaux barrages routiers pour éloigner les émeutiers», constate un officier.

Rappelant toutefois qu’en 2000, ces mêmes policiers avaient tourné leurs armes contre les soldats

israéliens, ce qui n’a pas été le cas pour le moment. Enfin, pour ce qui concerne les extrémistes juifs se livrant à des agressions anti-Palestiniens, l’armée et le Shin Beth se déclarent résolus à faire preuve de la plus «extrême fermeté». Des attentats contre des civils palestiniens, comme celui qui a coûté la vie, en juillet, à un couple et à leur bébé, ou les saccages de lieux saints musulmans ou chrétiens constitueraient le pire des scénarios. La section du Shin Beth spécialisée dans la lutte contre les extrémistes juifs a obtenu des renforts et du matériel de surveillance.

Mais les auteurs de cet incendie criminel n’ont toujours été arrêtés, alors que le Shin Beth fait preuve de beaucoup plus de diligence contre des «terroristes» palestiniens.

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QUELQUES POINTS DE VUES

A-Dans la presse arabe

Les réalisations de l’Intifada al-Quds en un mois (analyse du site alqudsnews.net) sous le titre de « Rectifier la voie et plonger l’ennemi dans la crise » : l’intifada a fait échec au plan de partage de la mosquée al-Aqsa, dans le temps et dans l’espace et mis en échec de la théorie sécuritaire de l’occupation. Elle a fait l’unité palestinienne autour de la lutte, unité géographique et unité des organisations palestiniennes. L’Intifada a remis la Palestine au centre des préoccupations dans le monde, elle a obligé Kerry à se rendre dans la région, malgré toutes les crises actuelles.
Elle a mis fin aux paris sur les processus de règlement politique, et aux négociations. Elle a placé la question de la division interne au second plan, et a mis fin à l’espoir de voir naître le « nouveau Palestinien » forgé par le général américain Dayton. Elle a approfondi la crise interne des sionistes qui ne peuvent accepter ni un Etat, ni deux Etats, ni pratiquer un transfert de population. En un mois, l’Intifada al-Quds a accompli plus que la voie des négociations a accompli en l’espace de 20 ans.

Dans son article « la fin d’Israël viendra de l’intérieur », Hammad Subh (9 novembre) écrit que depuis 1948, l’entité sioniste propage l’idée que le danger qui la menace viendrait de l’extérieur, des pays arabes, car elle a nié la présence même du peuple palestinien. Après la guerre de 1967 et l’occupation de toute la Palestine, elle fut obligée de reconnaître qu’elle fait face à un peuple, qui vit sur cette terre. Mais les dirigeants de l’entité ont continué à nier la présence palestinienne, jusqu’à la première Intifada en 1987, où des voix se sont élevées dans la société sioniste pour réclamer une discussion avec les Palestiniens. L’Intifada al-Aqsa en 2000 a prouvé aux sionistes que les Palestiniens peuvent les frapper au plus profond de leur entité. Ce qui a le plus blessé les « Israéliens », c’est la popularité de tous les mouvements de la résistance, ce que soit à Ghaza ou ailleurs en Palestine. Aujourd’hui, l’Intifada « des couteaux » a violemment obligé les « Israéliens » à voir la réalité, celle où les Palestiniens ébranlent leur front interne, au moment où l’entité sioniste vit un moment de calme, sinon d’entente, avec des pays arabes. C’est l’Intifada actuelle qui ébranle la tranquillité des « Israéliens » et qui les dirige vers les cliniques psychiatriques. Certaines voix «sages » essaient de sauver l’entité juive en réclamant la fin de l’occupation de la Cisjordanie et de Ghaza, pour éviter un « Etat bi-national » catastrophique à leurs yeux, car dans quelques décennies, les Palestiniens seront plus nombreux que les « Juifs » sur la terre palestinienne et leur Etat redeviendrait arabe. A chaque fois que l’Etat sioniste améliore ses relations avec des Etats arabes et pense avoir écarté leur danger, sa situation interne devient de plus en plus critique, pour faire face aux Palestiniens. Ce sont les vérités essentielles du conflit sur la terre de Palestine, entre sa population autochtone et entre des étrangers qui veulent imposer leurs illusions et prétentions. Les réalités profondes s’opposent aux illusions. C’est ce qui fait fuir le soldat armé d’une mitraillette face à un jeune ou enfant armé d’une pierre ou d’un couteau. « L’opprimé attend l’équité, et l’oppresseur le châtiment ». C’est toute l’équation palestino – « israélienne ».

B-Dans la presse sioniste :
Article de l’ancien ministre Moshe Arens qui considère que la résistance palestinienne actuelle en Cisjordanie et al-Quds fait partie du « Jihad mondial », en référence à ce qu’a écrit « le philosophe Bernard Henry Levy » dans une revue américaine. La preuve pour Arens est un discours prononcé par un sheikh à Ghaza, appelant à poignarder les sionistes. Pour Arens, des « concessions » possibles de la part des sionistes aux Palestiniens n’aboutiront pas à arrêter la vague « terroriste » car la cause n’est pas la politique sioniste, mais le « Jihad mondial ». Ha’aretz, 3/11

Selon Ori Sofer (Ma’ariv, 2/11), la politique de Netanyahu nous emmène vers une « guerre civile ». Les Palestiniens ont réussi à semer la panique dans la société « israélienne ». Au lieu de chercher une solution politique, la politique de Netanyahu va encourager les « Arabes Israéliens » à mener des opérations, et c’est la « guerre civile » dans un « Etat bi-national » où vivent 52% de Juifs et 48% d’Arabes. Il faut trouver une solution politique autour des « frontières de 1967 ».
Comme toujours, la gauche sioniste manifeste un racisme encore plus exacerbé envers les Palestiniens que la droite (Netanyahu ou les autres). Ya’ir Lapid a déclaré que le danger démographique (la présence des Palestiniens) est plus grave que les opérations menées par les Palestiniens contre les sionistes. Pour lui, il faut immédiatement se séparer d’eux (les Palestiniens) car « imaginez-vous si 380.000 Palestiniens vivant dans al-Quds se mettaient à voter et décidaient le moment où ils devraient prier dans la mosquée al-Aqsa »…

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