«Abdelhafid Boussouf» de Chérif Abdedaïm

Par Boumediene Abed
Il a fait partie des révolutionnaires de la première heure. Quant à ces hommes et femmes d’écriture à l’exemple de Abdedaïm, ils consacrent leurs plumes aux héros nationaux afin que nul n’oublie.

Les moudjahidine se sont donnés corps et âme à la révolution pour la libération de leur pays. Ils ont appartenu à la génération de ceux qui ont subi l’oppression coloniale. C’est pourquoi les générations montantes ont le devoir de perpétuer la mémoire des héros nationaux par l’écriture et les commémorations afin que tout le monde accorde une plus grande importance à l’histoire de la révolution et à l’histoire du pays depuis les origines. Connaître le passé et le devenir de sa patrie est d’une importance capitale. Qui est Boussouf, d’après Abdedaïm Né à Mila en 1926, au sein d’une famille d’agriculteurs, il se destina à la révolution libératrice après avoir été militant du PPA, de l’OS, du MTLD puis du CRUA. Il a été chef de la wilaya V qu’il organisa avec la plus grande rigueur en la dotant des services de transmissions et des services secrets. Il a été membre du CNRA, du CCE puis du CIG avant d’être ministre du GPRA chargé des liaisons et communications ainsi que de l’armement et liaisons générales. Quelle longue carrière pour de lourdes responsabilités. Connu sous de multiples noms de guerre qui ont brouillé les pistes à l’ennemi, aux côtés de Larbi Ben M’hidi, Bitat, Bentobal, Boudekhana, Boudiaf, Chadli, il a organisé les daïras de Skikda, Sidi Bel Abbes Mostaganem, Tlemcen. Il était recherché comme Ben M’hidi sous le nom de Si Lebhib, mais il avait été quelqu’un d ‘imprenable. Aussi, il s’était lié avec des anciens militaires d’Hitler pour le maniement des armes et la manipulation des bombes aussi bien avec Driss qu’avec Bounouara du Kef, agent de confiance de Larbi Ben M’hidi. A la veille du déclenchement de la révolution, on l’a retrouvé à Oran avec le docteur Nekkache, Benalla pour préparer des actions en guise de prélude à la révolution. On assista ainsi à des émeutes puis à l’attaque d’un commissariat qui suscitèrent une inquiétude auprès des services secrets français qui n’avaient rien pressenti sur les organisations secrètes : CRUA, OS, FLN. La guerre d’Indochine venait de se terminer après Dien bien Phu. Aussi, très tôt, une armée de libération nationale avait vu le jour sous la responsabilité d chefs qui commandaient toutes les zones géographiques qui donnaient l’image d’une révolution armée sur l’ensemble du territoire algérien. Au lendemain du déclenchement de la guerre Boussouf a fait partie des hommes du 1er Novembre annoncé par des offensives au nord constantinois, les Aurès. On parlait de cargaisons d’armes à bord de yatch, à destination du maquis, puis de désertions avec armes et bagages de soldats français qui rejoignaient les rangs de l’ALN dont Ben M’hidi, Boussouf, en étaient les chefs. Très vite, le nombre de moudjahidine avait augmenté par tout sur le territoire national. Et des informations d’après ce livre faisaient état de logistique pour fabrication d’armes en ateliers avec l’aide de volontaires d’origine hollandaise, grecque, argentine ayant une expérience certaine dans le domaine. L’und ‘eux s’est appelé Mahmoud l’argentin selon un paragraphe commerçant par : « De Buenos Aires à Kenitra, il se retrouve dans une fabrique d’armes. Quel vent l’a amené ? Ajusteur, technicien en mécanique de précision, il noue ses premiers contacts en tant que syndicaliste avec une délégation FLN de passage en Amérique latine ». Ainsi, le temps avait été fructueusement géré dans la perspective d’une victoire certaine. Boussouf disait : « Là où l’homme échoue l’organisation triomphe. Boussouf et ses compagnons venaient d ‘être arrêtés à la faveur du détournement de leur avion qui volait du Maroc vers la Tunisie. La France coloniale avait cru par cet acte avoir stoppé la révolution. Mais malgré les lignes électriques Challe et Maurice, les attentats contre les firmes coopérant avec le FLN pour la fourniture et le transport des armes, le maquis n’avait jamais manqué d’armes qui circulaient du Maroc et de la Tunisie vers l’Algérie par la voie maritime alors que la traque des services français s’exerçait en permanence. Et dans une Algérie accablée de ratissages et de bombardements, la voix de l’Algérie combattante par la radio était entendue partout, tandis que les renseignements au sein du FLN n’avaient jamais failli à leur mission pour anticiper tout se pouvait freiner l’activité révolutionnaire. Boussouf qui exerçait les fonctions de ministre de l’armement et des liaisons générales était conforté au sein du GPRA à la faveur d e la création du Mag. Abdelhafid Boussouf, le révolutionnaire aux pas de velours est un livre à lire avec attention pour connaître tous les détails du combattant.

http://lnr-dz.com/index.php?page=details&id=47205

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