Chronique : «globaméricanisation»

Chronique : «globaméricanisation»

Publié le 14 novembre 2014 par Chérif Abdedaïm

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CHÉRIF ABDEDAÏM :

La prétendue « guerre contre la terreur » nous dévoile, chaque jour qui passe, les tenants et les aboutissants d’une politique séculaire. L’alliance entre Etats et terroristes a été prouvée à maintes reprises. Dans son livre les « armées secrètes de l’OTAN », l’historien suisse, Daniele GANSER, raconte comment, après la seconde guerre mondiale, la CIA et le MI-6 britannique mirent en place des armées secrètes anti-communistes dans tous les pays d’Europe de l’Ouest, et par quels processus ces réseaux Stay-Behind de l’OTAN s’allièrent dans certains pays à des groupes terroristes d’extrême droite, avec des conséquences particulièrement tragiques.

L’existence de « Gladio », l’armée secrète italienne, fut révélée par le Premier ministre Giulio Andreotti en 1990 ; à la suite de quoi la presse parla du « secret politico-militaire le mieux gardé, … depuis la fin de la deuxième guerre mondiale » et nota que : « L’histoire semble tout droit sortie des pages d’un thriller politique ». Depuis, ces armées secrètes de l’OTAN, ont également été découvertes en France, en Belgique, au Luxembourg, en Suisse, en Espagne, au Portugal, en Allemagne, aux Pays-Bas, au Danemark, en Norvège, en Suède, en Finlande, en Autriche, en Grèce et en Turquie. Au niveau international, leurs actions étaient coordonnées par le Pentagone et l’OTAN et leur dernière réunion connue se déroula à Bruxelles en octobre 1990.

À l’heure de la menace de « l’hyper-terrorisme », ce livre de référence revient sur les attentats de la gare de Bologne, de la Piazza Fontana, les attaques des tueurs fous du Brabant, l’enlèvement et l’assassinat d’Aldo Moro et demande s’il s’agit d’actes de terrorisme sous fausse bannière, fabriqués pour accroître la stratégie de la tension…
Ainsi, cet ouvrage vient-il rompre le silence qui a longtemps prévalu sur les armées secrètes de l’OTAN. Avec l’intensification de la menace terroriste en Europe, les événements choquants relatés dans le livre remarquable de Ganser semblent se répéter à notre époque et notamment par un glissement vers les mouvances islamistes qui déchirent le monde arabo-musulmans.

Un fait déjà préconisé par les idées de Kissinger, Zbigniew Brezinski qui considérait la Turquie comme l’un des cinq «pivots géopolitiques cruciaux» sur la nouvelle carte politique de l’Eurasie.(Cf. Zbigniew Brzezinski, Le Grand Echiquier).

Un constat qui nous amène notamment à nous questionner sur la nature profonde de ce qu’on a appelé la « la mondialisation ». Ce concept ne désignerait-il pas, en fait, une simple américanisation du monde ?

On peut parfois se méprendre sur la vraie nature de la mondialisation et penser qu’elle conduit à un amalgame des diverses cultures et influences nationales. Il n’en est rien: la mondialisation est une américanisation pure et simple.

Dans le domaine économique, les prétendues multinationales ne sont en fait que des conglomérats qui ne peuvent fonctionner de façon optimale que si leur centre de gravité se trouve aux Etats-Unis ou si l’ensemble du groupe s’adapte aux méthodes en usage aux USA. Si l’élément non-américain refuse de se plier à cette loi universelle, il voit son avenir compromis. Daimler Chrysler l’a très vite compris à Détroit, après quelques difficultés initiales. Vivendi-Universal également, malgré des problèmes ultérieurs dus à une tout autre cause. Son ancien patron, un Frenchie modèle dont l’objectif principal était de faire abolir l’exception nationale protégeant encore un peu l’art cinématographique de son pays, a été très conséquent dans l’application du principe de soumission.
Au niveau purement culturel – inséparable de l’économique – la globaméricanisation est plus criante encore. Télévision, films, musique, nourriture, etc.: la déferlante souvent bas de gamme étouffe toujours plus les productions nationales.

Cela dit, au niveau de la structure de l’univers politique mondialisé, Le leader incontesté du monde considère comme sa chasse gardée certaines parties de la planète, l’Amérique latine par exemple. Ailleurs, comme il ne peut toujours tout contrôler lui-même dans les moindres détails, il délègue à d’autres (en l’occurrence l’Angleterre, la France ou l’Allemagne) la surveillance de certains territoires – comme le suzerain du Moyen Age s’en remettait à ses vassaux pour l’administration de tel ou tel fief. En ce qui concerne les deux premiers pays, ce terrain d’action englobe en gros leurs anciennes colonies; pour ce qui est de l’Allemagne, dont l’entrée en scène est beaucoup plus récente, il s’agit de l’Europe de l’Est et des Balkans.

Ces trois vassaux immédiats ont en principe les mains libres dans le secteur qui leur est imparti. Mais cela ne signifie pas qu’ils y agissent en toute liberté; leur action ne doit en aucun cas contrecarrer les plans de leur maître d’outre-Atlantique ou nuire à ses intérêts. Ils s’observent donc les uns les autres et coopèrent aussi souvent que possible en effectuant des actions communes coordonnées avec Washington.

L’unité que les trois pays s’efforcent de réaliser dans le cadre de l’Union Européenne est loin de menacer la suprématie américaine; le monstre à trois têtes est parfaitement inoffensif. A bien des égards, l’unification européenne est tout à son avantage, car il est plus aisé de dominer une entité confédérale que quinze ou vingt-cinq Etats distincts. L’élargissement à d’autres pays est le bienvenu aux yeux de Washington. Dans le cas de la Turquie, les USA poussent même l’UE à accepter l’intégration de cet allié de l’OTAN, alors que beaucoup de dirigeants européens sont particulièrement réticents.

Comme le fait remarquer Brzezinski, le vieux continent, malgré sa puissance économique, « est de facto un protectorat des Etats-Unis. (…) Non seulement l’alliance entre l’Amérique et l’Europe est inégale, mais l’asymétrie de pouvoir entre les deux devrait probablement s’accentuer encore davantage au profit de l’Amérique ».

Pour se convaincre de la justesse de cette observation, il suffit de voir avec quel empressement servile, les dirigeants politiques de Londres, Paris et Berlin se précipitent au-devant de leur superpuissance de tutelle pour exaucer ses vœux avant même qu’elle les ait exprimés. Ce n’est pas encore demain qu’ils contesteront son rôle dominant.

Si d’aventure un des vassaux, pour des raisons tactiques, fait mine de s’écarter du droit chemin, il est aussitôt rappelé à l’ordre et sanctionné. C’est ce qui est arrivé en septembre 2002 au chancelier allemand Schröder qui avait osé déclarer, pour gagner des voix sur sa gauche, que son gouvernement ne participerait pas à une guerre contre l’Irak. Pour corser la situation, la ministre allemande de la Justice avait affirmé que Bush voulait la guerre pour détourner l’attention des problèmes intérieurs, tout comme l’avait fait Hitler en son temps. Bien entendu la ministre s’est rétractée et a perdu son poste, et Schröder soutiendra matériellement l’effort de guerre US. En attendant, le squatter de la Maison Blanche, pour punir l’impudent chancelier, a négligé de le féliciter à l’occasion de sa réélection. Le métier de larbin n’est décidément pas de tout repos, même s’il est parfois très lucratif… Une mésaventure comparable est d’ailleurs arrivée à Chirac à peu près au même moment. La France rechignant elle aussi à approuver la nouvelle guerre contre l’Irak, Washington s’est empressé d’aller piétiner les plates-bandes africaines de l’Elysée, en fomentant une rébellion en Côte-d’Ivoire. Les choses se tasseront peut-être dès que le président français se sera remis au garde-à-vous. Chirac n’est pas de Gaulle et 2003 n’est pas 1966.

Depuis le 11 septembre 2001, on peut constater une certaine évolution au sein de l’Union européenne. Derrière les apparentes divisions et malgré un discours politique tendant à suggérer une volonté d’indépendance vis-à-vis des Etats-Unis, les « élites » de l’UE sont au contraire unanimes à accepter la primauté de Washington. Celle-ci se manifeste, d’une part, par l’utilisation systématique du levier linguistique : plus l’Europe se renforce et s’élargit, et plus l’anglais a tendance à supplanter les autres langues ; comme le montre le traité constitutionnel, l’Union sera anglophone et, plus encore, elle adoptera le mode de pensée et les usances anglo-saxonnes. De ce point de vue, le véritable « cheval de Troie » américain en Europe n’est pas à Varsovie ou à Prague, mais à Londres.

D’autre part, l’UE se livre pieds et poings liés à l’OTAN, qui est elle-même dominée par les Etats-Unis. Elle accepte en outre sans broncher de jouer le rôle que lui imposent les maîtres actuels de l’Amérique dans le cadre de leur nouvelle mythologie. La Seconde Guerre mondiale revisitée par leurs soins est réduite au seul Holocauste juif, auquel les GIs américains – seuls eux aussi – ont mis fin en 1944-45. Soixante ans plus tard, tous les Européens, à l’exception de quelques « Justes », se retrouvent dans le camp des « coupables » et doivent, de ce fait, faire amende honorable.

On occulte ainsi à la fois la résistance européenne, le rôle majeur de l’Union soviétique dans la libération du continent, les dizaines de millions de non-Juifs assassinés par les nazis, la sinistre collusion des dirigeants sionistes avec le fascisme et les racines pro-hitlériennes du clan Bush. « Auschwitz est devenu le mot-clé de l’hégémonie idéologique des USA en Europe », résume la journaliste américaine Diana Johnstone. Puisque les Européens ont « prouvé » qu’on ne peut pas leur faire confiance, il est « évident » qu’il faut les avoir à l’œil. Quand ils tirent un peu trop sur leur laisse, on les rappelle à l’ordre en criant : « Antisémitisme ! » Cela fonctionne toujours…

Mais le monde est vaste et, outre le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne, d’autres puissances régionales existent déjà çà et là, qui revendiquent elles aussi leurs zones d’influence. Par exemple la Turquie, dans le Caucase et en Asie centrale; bientôt le Japon, en Extrême-Orient et en Asie du Sud-Est; et dans une moindre mesure, l’Inde et le Nigéria. Ces puissances de troisième rang ne mettent pas en cause l’essentiel des structures existantes. Les éventuelles modifications qu’elles souhaitent sont accessoires. L’Australie, inféodée à la fois au Royaume-Uni et aux USA, est chargée pour sa part de faire la police dans son secteur : interventions à Timor, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, aux Iles Salomon, à Nauru, à Tonga…

Dans l’organigramme du pouvoir mondial, enfin, un Etat joue un rôle assez particulier : c’est Israël, à sa création « chien de garde spécialement affecté aux pays arabes », pour reprendre une expression utilisée par le journal israélien Ha’aretz. En fait, les relations israélo-américaines sont devenues si ambiguës, surtout depuis l’apparition du tandem Bush-Sharon sur le devant de la scène, qu’on peut se demander qui est le chien de l’autre. La puissance et l’emprise du lobby sioniste aux USA est telle que c’est pratiquement Israël qui impose ses volontés aux Etats-Unis et non plus l’inverse. Les guerres américaines au Moyen-Orient, depuis 2001, sont des guerres israéliennes menées par procuration, créant ainsi une situation absolument unique, sans précédent dans l’histoire.

Le monde de l’après-guerre froide se précise donc peu à peu dans ses contours futurs. Au niveau politique comme au niveau économique, les Etats-nations tendent à perdre de leur importance au profit des empires, eux-mêmes plus ou moins confédérés en un Empire unique. Les éléments à contrôler sont donc, d’une part les pièces de résistance russe et chinoise, et d’autre part la mouvance islamiste qui n’est, elle, liée à aucun Etat en particulier.

Les « voyous » secondaires ne constituent pas un obstacle réel pour le système dans son ensemble. Ils maintiennent la machine en mouvement et permettent de monter de temps à autre un spectacle médiatique qui relève plus de l’entraînement que de la compétition. Si Washington voulait se « débarrasser » de Cuba, il lui suffirait de lever l’embargo, et le déferlement des investisseurs ferait le reste – avec ou sans Fidel Castro – comme au Viêt-Nam. D’autres pays comme la Libye, l’Irak, la Syrie ou même l’Iran ne demandaient pas mieux, en 2002, que de redevenir les partenaires, sinon les alliés de l’Amérique. Mais ce genre d’ennemis est nécessaire pour maintenir la pression à un certain niveau. S’ils n’existaient pas, il faudrait les inventer.

Cela nous amène également à nous demander ce que le monde est en train de perdre, ou plutôt ce que le monde a déjà perdu. En fait, la grande perte est avant tout la sécurité qu’il a connue entre 1945 et 1990, à l’époque de la prétendue guerre froide. Il s’agissait en fait d’une paix froide, on l’oublie trop souvent – même si pas un jour ne s’est écoulé sur la planète sans qu’un conflit armé local n’ait apporté son lot de désolation et de victimes. Mais l’équilibre des forces a empêché au cours de ces quarante-cinq années que telle ou telle guerre locale ne se transforme en conflagration généralisée, ce qui n’est plus le cas actuellement, avec notamment ces prétendues « révolutions » et « printemps ».

En Europe, la paix a régné durant deux générations. Et non seulement la paix mais aussi le bien-être social sous une forme qui n’existe plus nulle part. Cela vaut aussi bien pour l’ouest que pour l’est du continent. Bien qu’on nous raconte sans arrêt le contraire depuis vingt ans, pour l’écrasante majorité des Européens, la situation s’est dégradée depuis 1990 – y compris et surtout dans la partie orientale. Et ce n’est qu’un début…
Plus aucun garde-fou ne retient ceux qui sont en passe de devenir les maîtres exclusifs du monde. Plus personne n’est en mesure de les freiner, de s’opposer à leur avance. Tout leur est permis, dans tous les domaines: économique, social, culturel, scientifique, politique, militaire… S’ils veulent essayer quelque chose de nouveau, ils l’essaient tout simplement. Et le monde entier, effrayé ou résigné, rarement consentant, laisse faire ou réagit de temps à autre par un acte de désespoir.

Car le monde a perdu autre chose en amorçant cette fatale marche arrière historique. Il va vu s’évanouir l’espoir d’imposer quelque progrès que ce soit par l’action politique légale. Les règles dictées par la mondialisation ne laissent plus la moindre marge de manœuvre à quiconque, aussi intègre, aussi motivé soit-il. Chaque jour un peu plus, la « démocratie » démontre par l’absurde son impuissance et son inutilité dans le cadre d’un tel système.
Dans son film Le Fantôme de la liberté, Luis Bunuel montre une scène tirée d’un tableau de Goya, où l’on voit des soldats de Napoléon fusiller des insurgés espagnols. Nous sommes en 1808. L’empereur, continuateur théorique de la Révolution française est venu avec ses troupes imposer la « liberté » à l’Espagne. La liberté est en soi une bonne chose, mais de toute évidence, les Espagnols perçoivent la situation différemment; ils se battent contre un envahisseur étranger. Et puisque celui-ci n’a que le mot « liberté » à la bouche, les insurgés y voient le symbole de tous leurs maux et meurent en criant: « A bas la liberté

! ». Deux siècles plus tard, le mot « démocratie » subit le même sort, définitivement perverti et discrédité par les napoléons de l’empire mondialisé.

« La prétendue démocratie occidentale est entrée dans une étape de transformation rétrograde qu’elle est incapable d’arrêter, et dont les conséquences prévisibles seront sa propre négation. Nul besoin que quiconque prenne la responsabilité de la liquider, elle-même se suicide tous les jours », écrivait José Saramago, (écrivain portugais, Prix Nobel de littérature 1998 ), dans un article paru dans le Monde Diplomatique en août 2004.)
Américanisation ou mondialisation ? Il s’agit là d’un simple euphémisme.

COMMENTAIRES

Le 15 novembre 2014 à 9 h 24 min, André Lefuneste a dit :

Terroriste (définition postmoderne Lefunestienne): tout individu qui s’oppose aux mensonges et actions nuisibles du système capitaliste.

Le 15 novembre 2014 à 10 h 45 min, robertbibeau a dit :

Merci Chérif pour cet excellent texte. Bravo.

Je retiens une phrase parmi d’autres ou tu écris «L’existence de « Gladio », l’armée secrète italienne, fut révélée par le Premier ministre Giulio Andreotti en 1990 ; à la suite de quoi la presse parla du « secret politico-militaire le mieux gardé, … depuis la fin de la deuxième guerre mondiale » et nota que : « L’histoire semble tout droit sortie des pages d’un thriller politique »

Que doit-on conclure d’un tel constat ?
1) Qu’il est totalement illusoire de prétendre renverser le pouvoir en place par les tactiques terroristes ou de guérilla urbaine clandestine – qui sont et seront toujours le fait d’anarchistes, d’individualistes, de petits-bourgeois proches des cliques terroristes bref de la droite ou de la gauche bourgeoise.

2) Seul l’action populaire de masse – collective – généralisée – dirigée par le prolétariat nombreux – en colère – usant si requis de la violence révolutionnaire de masse afin de réprimer ces escadrons de la mort gouvernementaux – privés – armés secrètes – nervis fascistes et autres cliques chargés de tuer la révolution.

3) La révolution pour survenir devra s’inscrire dans un immense processus mondial de soulèvement – alors que le mode de production et l’économie se seront effondrée – que la misère décrite ailleurs dans nos pages se sera généralisée et que les millions de prolétaires du monde en auront assez de crever pour obtenir le privilège d’être exploitée en usine pour salaire de famine. Alors le vent d’Est et d’Ouest du prolétariat mondial sera irrésistible.

Ou se dirigera-t-il ????

Le 15 novembre 2014 à 12 h 59 min, André Lefuneste a dit :

Je crois que la réaction oligarchique est déjà en mouvement, une guerre civile généralisée à l’ensemble de l’humanité. Les saigneurs de la finance capitalisée par l’État croient que dans un futur proche nous nous entre-tuerons pendant qu’eux dans des lieux totalement sécurisés, retireront d’énormes bénéfices de ces tueries et à la fin de cette guerre civile mondiale ils vont enfin transformer le monde selon leurs phantasmes du moment. Leur système nerveux est totalement déséquilibré, leur narration sur le monde est une vision fabuliste monstrueusement grossie, leur gestion du monde rarement remplie de succès et souvent catastrophique. Je crois que « grâce » à ces fous la disparition de toute civilisation humaine devient possible.

Le 16 novembre 2014 à 3 h 54 min, peephole a dit :

En parcourant l’histoire de l’Humanité, il apparaît clair que les guerres sont le seul remède contre la prolifération du virus Humain .

Le 22 novembre 2014 à 9 h 24 min, André Lefuneste a dit :

L’élite américaine ont tout appris des nazis qu’ils avaient fait immigrée sous de fausse identité, tout comme des nazis ont émigrés en Israël sous de fausse identité. Aujourd’hui autant en Amérique qu’en Israël c’est le mal absolut qui règne comme idéal absolut.

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